Une majorité de juges semblent convaincus que les responsables gouvernementaux devraient pouvoir tenter de persuader les entreprises privées, qu’il s’agisse d’organismes de presse ou de plateformes technologiques, de ne pas publier d’informations tant que leurs demandes ne sont pas étayées par des menaces coercitives.
Les efforts déployés par deux États dirigés par les Républicains pour limiter les interactions de l’administration Biden avec les sociétés de médias sociaux ont rencontré un accueil difficile à la Cour suprême lundi, plusieurs juges remettant en question les théories juridiques et les affirmations factuelles des États. Une majorité de juges semblent convaincus que les responsables gouvernementaux devraient pouvoir tenter de persuader les entreprises privées, qu’il s’agisse d’organismes de presse ou de plateformes technologiques, de ne pas publier d’informations tant que leurs demandes ne sont pas étayées par des menaces coercitives. Les juges Brett M. Kavanaugh et Elena Kagan, tous deux anciens avocats de la Maison Blanche, ont déclaré que les interactions entre les responsables de l’administration et les médias constituaient une analogie précieuse. Les efforts déployés par les responsables pour influencer la couverture médiatique faisaient, disaient-ils, partie d’un dialogue précieux qui n’était pas interdit par le Premier Amendement. Les membres du tribunal ont également soulevé la question de savoir si les plaignants – le Missouri et la Louisiane, ainsi que cinq personnes – avaient subi le genre de préjudice qui leur donnait qualité pour intenter une action.
Ils ont également suggéré qu’une injonction générale interdisant les contacts entre de nombreux responsables et les plateformes ne constituait en aucun cas une solution appropriée.
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